jeudi 13 mars 2014

12 ans et plus brillant que bien des grands


Un collégien gay du Tennessee raconte son combat contre les LGBTphobies à l’école

Âgé de 12 ans, Marcel

«Parfois, être ouvertement homo, c’est comme avoir une enseigne au-dessus de ma tête qui indique “différent” avec des néons clignotants», raconte Marcel Neergaard dans une tribune publiée lundi 10 mars sur le Huffington Post. Objet de propos déplacés et de réactions irrespectueuses de certain.e.s enseignant.e.s, il mène un combat législatif pour que soit reconnue la dignité de chacun.e en milieu scolaire, notamment dans son école à Oak Ridge dans le Tennessee.

JE SUIS JUSTE QUELQU’UN QUI SE BAT»
Le jeune garçon avait lancé une pétition il y a quelques mois pour que le parlementaire républicain John Ragan perde son titre de «réformateur de l’année» qui lui avait été décerné par l’association StudentsFirst. L’élu avait déposé une proposition de loi pour interdire aux enseignant.e.s de parler de sexualité non «liée à la reproduction humaine naturelle». Il aurait donc été illicite de parler d’homosexualité. Le texte prévoyait également que les établissements scolaires désignent aux parents les enfants .e; comme étant homosexuel.le.s. Grâce à 53000 signatures collectées, John Ragan a perdu son titre et sa proposition de loi a été rejetée. Mais certain.e.s enseignant.e.s, peu au courant de ces subtilités législatives, font du zèle, comme le raconte Marcel Neergaard dans sa tribune: «Un jour, je parlais du fait que Zachary Quinto est gay avec mes ami.e.s. Un.e enseignant.e qui me soutient par ailleurs m’a arrêté et m’a dit: “Parler d’homosexualité en classe est interdit dans le Tennessee”.»

Pour lui qui chante dans la chorale, les déplacements à l’extérieur de l’établissement peuvent donner lieu à des situations difficiles. Aucun autre garçon ne veut partager une chambre avec lui de peur de «devenir gay». Ses parents ont par ailleurs été convoqués par les responsables de l’école pour en parler. «J’étais énervé parce que si la même chose était arrivée à un.e élève qui n’avait pas fait son coming-out auprès de ses parents, l’école l’aurait outé.e», déplore Marcel Neergaard. Régulièrement, les autres élèves l’interrogent ou lui adressent des remarques désobligeantes: «Pour qui es-tu devenu gay? Quand es-tu devenu gay? Comment peux-tu savoir que tu es gay puisque tu n’as jamais eu de petit ami? Puisque tu es gay, tu devrais aller avec les filles quand la chorale est finie. Tu veux être une fille? Tu es gay parce que tu agis comme un gay.»

«Je ne suis pas le seul jeune gay du Tennessee, réplique aujourd’hui Marcel Neergaard. Je ne suis pas le seul gay à Oak Ridge. Je ne suis même pas le seul élève homo de mon école, je suis juste quelqu’un qui se bat.» Lucide, il a conscience qu’il ne peut se battre seul et demande donc l’aide de chacun.e pour faire en sorte que l’école devienne un lieu où l’on respecte l’orientation sexuelle et l’identité de genre de tou.te.s.
Source Publié par Julien Massillon  /Yagg

mercredi 12 mars 2014

"WE WILL ROCK YOU"4,600 FOIS ET ON S'ARRÊTE

Londres Après 12 ans, rideau sur la comédie musicale du groupe Queen La comédie musicale "We Will Rock You", basée sur les chansons du groupe Queen, va s'arrêter fin mai après 12 ans et 4.600 représentations dans un théâtre de Londres, ont
annoncé mardi les organisateurs. Plus de 6,5 millions de spectateurs ont assisté au show au Dominion Theatre, salle du West End à Londres devant laquelle se dresse une statue dorée du chanteur légendaire Freddie Mercury, mort du sida en 1991. Créée par deux autres membres du groupe, Brian May et Roger Taylor, avec l'écrivain Ben Elton, la comédie musicale raconte l'histoire d'un groupe de rebelles luttant pour faire revivre le rock dans un futur mondialisé où l'uniformité règne et les instruments de musique sont prohibés. Le spectacle est le 10ème en termes de longévité dans le classement des comédies musicales du West End, dominé par "Les Misérables" (28 ans), selon la Société londonienne du théâtre qui réunit les professionnels du secteur. "Cela fend le coeur de quitter cette grande et talentueuse famille. Mais un jour 'We Will Rock You' reviendra dans sa ville natale", a promis le guitariste Brian May sur son site internet. Le directeur du théâtre, David Pearson, a indiqué que la salle allait être restaurée pour accueillir une nouvelle production en 2015, sans donner plus de détails. (Source AFP)

mardi 11 mars 2014

HEUREUSEMENT QUE C'EST DU PASSÉ

Paris
Dévoilement d'une plaque à la mémoire des deux derniers homosexuels condamnés au bûcher
Une plaque commémorative à la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot, les deux derniers condamnés à mort en France pour motif d’homosexualité, est dévoilée ce 11 mars à l’angle des rues Montorgueil et Bachaumont à Paris. Cette plaque commémorative fait suite à l'approbation d'un vœu adopté à l’unanimité en 2011, porté par Ian Brossat du groupe PCF/Parti de Gauche. Le voeu avait été présenté à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie. La plaque est apposée à l'angle des rues Bachaumont et Montorgeuil (2e), dans le périmètre historique correspondant au lieu de leur arrestation. L'exécution capitale de Lenoir et Diot constitue la dernière affaire connue de répression judiciaire de l'homosexualité par le bûcher. Le 4 janvier 1750 à 23h30, au croisement de la rue Montorgueil et de la rue Saint-Sauveur, Bruno Lenoir, garçon cordonnier d’une vingtaine d’années, et Jean Diot, domestique de quarante ans, étaient arrêtés en raison de leur homosexualité. Emprisonnés à la prison du Châtelet, leur procès et son verdict témoignent de l’acharnement judiciaire auquel étaient confrontés les homosexuels français du siècle des Lumières. En effet, chacun d’entre eux a été condamné à la confiscation complète de leurs biens avant la peine de mort par un bûcher dressé place de Grève, et la dispersion de leurs cendres. Bruno Lenoir et Jean Diot ont donc été brûlés vifs publiquement le lundi 3 juillet à 17h. pour le seul crime d’homosexualité. La Révolution française de 1789 abandonnera la répression pénale de l’homosexualité. Avec cette plaque commémorative, cet évènement, emblématique de de la longue histoire de la répression homophobe, est désormais inscrit dans la mémoire de la capitale.

lundi 10 mars 2014

COMMUNIQUÉ IMPORTANT


La Coalition des familles homoparentales recherche :

Plus de 8000 professionnels formés… et des milliers d’autres à venir!

Depuis 2009, la CFH offre des séances de formation à l’intention du personnel travaillant auprès des jeunes. Les formations visent à sensibiliser les professionnels travaillant dans les écoles et dans les organismes communautaires aux réalités de nos familles et aux impacts de l’homophobie sur les jeunes et leur entourage. Une trousse d’intervention comprenant une diversité d’outils et de ressources est donnée à toutes les personnes qui suivent la formation afin de favoriser des pratiques plus inclusives. La formation a été développée en concert avec des équipes de recherche de l’UQAM et de l’Université McGill, avec le soutien financier du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).


Jusqu’à maintenant, environ 20 personnes, membres de la CFH, des parents comme futurs parents, à Montréal et à Québec ont été impliqués dans les activités de formation. Face au succès des formations dispensées à ce jour et dans la foulée de la loi 56 visant à prévenir et à combattre l’intimidation à l’école, les formations sont de plus en plus populaires. Nous sommes présentement à la recherche de nouveaux animateurs pour répondre à ces besoins croissants de formations.

Grâce à leur amour pour leurs enfants, des parents gais et lesbiens comme nous sont engagés à rendre les écoles québécoises des espaces sans homophobie. Les ateliers de trois heures donnés par la CFH à l’intention des enseignants et futurs enseignants sont animés par des mères lesbiennes et des pères gais (et des futurs parents). Leur passion pour le sujet peut s’observer à chaque fois qu’ils donnent un atelier. C’est cet engagement et cette passion qui nous ont motivés à former des milliers d’enseignants seniors, débutants et en devenir.


La formation débute en démystifiant les mythes associés aux familles homoparentales ainsi qu’à l’homosexualité en général. Pour ce faire, nous nous appuyons sur des données de recherches sur l’état de l’homophobie et son impact dans les écoles du Québec. Enfin, nous donnons à tous les enseignants des ateliers clé en main ainsi qu’une diversité de ressources pédagogiques. Ces outils leur permettent de développer des plans de leçons appropriés de la maternelle à l’école secondaire ainsi que d’utiliser des stratégies concrètes de lutte contre l’homophobie. Selon les questionnaires d’évaluation des formations, les enseignants qui participent aux ateliers en sortent avec les habiletés et les ressources dont ils ont besoin pour intervenir et pour enseigner aux enfants des notions sur la diversité familiale et le respect.

Bref, si vous êtes une personne intéressée à faire un changement et travailler à l’édification d’un monde plus inclusif, joignez-vous à notre équipe de formateurs!

Nous sommes à la recherche de profils de personnes diversifiées (secteurs d’emploi, professionnels, étudiants, appartenances ethnoculturelles), parents ou futurs parents LGBTQ pour se joindre à notre équipe d’animateurs. Nous privilégierons les personnes répondant aux points suivants :

Expérience en animation et /ou facilité à communiquer oralement devant un groupe;
Avoir un bon contrôle des émotions et faire preuve de diplomatie;
Être à l’aise en français (bilinguisme français-anglais est un atout);
Avoir un horaire de travail et/ou d’étude souple et pouvoir consacrer au moins une journée complète par mois à la formation;
Être prête à se déplacer à l’occasion;
Être disponible pour participer à la formation des animateurs donnée par le CFH. Cela inclut :

L’observation d’un minimum de deux formations de trois heures au cours du printemps et de l’été 2014;
La participation à une formation structurée en deux fins de semaine intensives au cours de l’automne 2014.

Si vous êtes intéressés, contactez-nous, avant le 30 mars afin qu’on planifie une entrevue : info@familleshomoparentales.org or 514-878-7600.

samedi 8 mars 2014

communiqué ATQ


Groupe Montréal – Ma voix la voie !
Mar 08, 2014 02:00 am
Mardi 11mars 2014 Groupe Montréal -Ma voix la voie ! Info: 514-254-9038 / ecoute@atq1980.org Hors de la grande région métropolitaine de Montréal, sans frais: 1-855-909-9038, option 1 The post Groupe Montréal – Ma voix la voie !
(http://www.atq1980.org/archives/rencontres/groupe-montreal-ma-voix-la-voie/) appeared first on ATQ


campagne de financement pour le camp des Six couleurs
Mar 05, 2014 01:17 am
Bonjour! Nous lançons une campagne de socio-financement pour le Camp des Six couleurs, un camp non-lucratif pour les enfants intersexes, transgenres et non-conformes dans le genre, organisé par l’organisme Enfants transgenres Canada. Si vous voulez partager le lien, c’est ici : haricot.ca/project/camp-des-six-couleurs C’est pour une bonne cause! Merci!! The post campagne de financement pour le camp des Six couleurs (http://www.atq1980.org/archives/articles/campagne-de-financement-pour-le-camp-des-six-couleurs/) appeared first on ATQ (http://www.atq1980.org)

 

vendredi 7 mars 2014

all out gagne un point

Vendredi 7 mars,
Alors qu’une pétition a été lancée mercredi 5 mars par l’organisation All Out pour faire pression sur les entreprises et multinationales, et en particulier Orange, qui achètent des encarts publicitaires dans les pages d’un des plus importants tabloïds homophobes ougandais, Red Pepper, le groupe de télécommunications a annoncé par l’intermédiaire de son directeur du service presse, Jean-Bernard Orsoni, avoir pris la décision de cesser la collaboration du groupe avec le quotidien.
«Nous faisons de la publicité dans tous les pays où nous sommes présents, et là, malheureusement, cette publicité est passée dans ce journal, a-t-il d’abord déploré, joint par Yagg. Nous avons été choqués, mais nous n’avons aucun contrôle éditorial sur les supports dans lesquels nous plaçons de la publicité.»
Source :Yagg

NIGÉRIA

 
Quatre hommes reçoivent 15 coups de fouet pour homosexualité
Un tribunal islamique du nord du Nigeria a fait fouetter jeudi quatre hommes reconnus coupables d'homosexualité, que la loi nigériane interdit. Les quatre hommes, âgés de 22 à 28 ans, ont reçu chacun 15 coups de fouet. La sentence, prononcée par une cour islamique de la ville de Bauchi, n'a pas été exécutée en public.
Selon le greffier Abdul Mohammed, l'affaire a été jugée à huis clos pour des raisons de sécurité, car une foule en colère avait attaqué le tribunal pendant le procès, réclamant l'exécution des quatre hommes et forçant le tribunal à suspendre l'audience. "Les quatre hommes (...) ont été condamnés à 15 coups de fouet et une amende de 20.000 naira (près de 88 euros) et la peine a été immédiatement appliquée", a déclaré Abdul Mohammed. "La session s'est déroulée à huis clos et le jugement prononcé et exécuté avant que la nouvelle circule en ville", a-t-il ajouté, précisant que le tribunal agira de la même façon pour trois affaires similaires. Les quatre hommes faisaient partie d'un groupe accusé d'avoir créé un club homosexuel. Lors d'une première audience le 6 janvier, ils avaient plaidé coupables. Quatre autres étaient passés devant un tribunal islamique différent et un accusé chrétien a été jugé par une cour laïque. Le président nigérian Goodluck Jonathan avait promulgué début janvier une loi interdisant les unions entre personnes de même sexe et restreignant les droits des homosexuels, très critiquée sur la scène internationale. La loi, adoptée à l'unanimité par les parlementaires nigérians en mai dernier, prévoit une peine de 14 ans de prison en cas de mariage homosexuel et 10 ans d'emprisonnement contre les personnes de même sexe affichant publiquement leur relation. Le texte prévoit également que "toute personne qui fait fonctionner ou participe à des clubs gays, des sociétés ou des organisations pour homosexuels (...) encourt une peine de 10 années d'emprisonnement".
(Source AFP)
*photo d'archives